La Tempête en

Bomba Flamenca

de Escobar, de Morales, Flecha ...

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Simon-Pierre Bestion nous plonge dans le monde de Charles Quint et d’une Espagne marquée par la culture arabo-andalouse, qui est aussi terre d’accueil dès 1515 de musiciens et de chanteurs venus des Flandres : cette Capilla flamenca fera l’effet d’une déflagration dans la musique espagnole à la Renaissance, estime Bestion. Il a construit un Requiem imaginaire pour la mort de Charles Quint : avec des compositions effectivement prévues pour cet office, comme la Missa pro defunctis de Pedro de Escobar ou la Missa Mille regretz de Cristobal de Morales, écrite sur la chanson préférée de l’empereur. Comme à son habitude, le chef fondateur de la Tempête prend quelques libertés et donne à ces œuvres beaucoup de vie en les arrangeant avec des variations de timbres, de tempos ou encore d’expressions : « J’ai choisi de faire largement appel aux percussions et à certains instruments très typés comme la chalemie ou les sacqueboutes qui correspondent parfaitement à l’esprit des processions en plein air, comme dans les jardins de l’Alhambra. »